Economie de la Martinique

 

Jusqu'à la fin de la guerre l'agriculture était le secteur économique le plus important et constituait pratiquement la seule ressource de l’île. Aujourd'hui encore une grande partie de la population active travaille dans ce secteur. La canne à sucre a joué autrefois le premier rôle, ainsi que la production de rhum.

Mais elle traverse actuellement une crise à l'égal des autres files des Caraïbes. Les exploitations sont de moins en moins rentables, particulièrement face à la concurrence de la betterave sucrière, moins chère. La culture de la canne occupe aujourd'hui 3 600 ha qui produisent 6300 t de sucre dans l'unique sucrerie de file, celle du Galion à Trinité. Elle ne représente même plus 10 % des exportations de la Martinique. Mais le rhum de l'île, toujours considéré comme un des meilleurs du monde, est fabriqué à hauteur de 100 000 hl environ, dont la plus grande partie est exportée.

Les bananeraies représentent le premier secteur agricole avec une production proche de 200 000 t dans les années favorables épargnées par les cyclones. Les bananes sont exportées sur le marché métropolitain et sur celui de quelques pays frontaliers.

Après la Seconde Guerre mondiale la culture de l'ananas, déjà pratiquée par les Indiens Arawaks, a été encouragée. Cette variété d'ananas martiniquais est considérée comme particulièrement aromatique. L'île est un des plus grands fournisseurs de ce fruit sur le marché européen.

La culture des légumes connais un développement récent. On exporte essentiellement des aubergines et des courgettes. Mais la production insulaire ne suffit pas à l'autosuffisance et on a donc recours à l'importation massive de légumes d'Europe ou d'Afrique occidentale, vendus aux prix pratiqués en métropole.

L'élevage n'est pas très important en Martinique malgré un cheptel d'environ 50 000 bovins. Cela ne suffit pas à la consommation locale et la viande est importée elle aussi.

La pêche est en constante diminution, souvent en raison de Pêche méthodes archaïques : moins de 3 000 t par an. Mais la demande est supérieure à l'offre et plus d'un poisson vient des côtes bretonnes ou normandes.

Pour combattre le chômage le gouvernement français tente de favoriser l'implantation d'industries. Les projets déjà réalisés concernent une raffinerie de pétrole, une conserverie ainsi que quelques entreprises qui produisent des biens de consommation. La zone industrielle la plus importante se trouve au sud est de Fort de France, à proximité du Lamentin.

Le tourisme joue depuis plusieurs années un rôle grandissant dans l'économie de file. La Martinique possède une capacité d'accueil de plus de 3 500 lits contre 400 seulement en 1965, en majorité dans des hôtels de luxe pour touristes américains. Les prix élevés effrayaient alors les touristes européens. Mais, depuis, la situation a changé. La Martinique est bien reliée à la métropole par de nombreuses lignes aériennes et, par ailleurs, une foule de plaisanciers viennent profiter des domaines de voiles de l'île. IL existe maintenant des petits hôtels à des prix raisonnables ainsi que 2 villages de vacances, un terrain de golf et d'autres équipements sportifs (tennis)...